Les exponentielles se manipulent comme des puissances. Trois gestes reviennent sans cesse : les regrouper , les factoriser , et s'en débarrasser pour résoudre .
Simplifier une expression
On ramène tout à une seule exponentielle , en remontant les dénominateurs par la règle de l'inverse.
Exemple :
On additionne les exposants au numérateur, puis on soustrait celui du dénominateur :
Le piège est le signe : le dénominateur passe en haut avec tous ses termes changés de signe , parenthèses comprises.
Factoriser par une exponentielle
Pour étudier un signe, il faut un produit. On met en facteur l'exponentielle de plus petit exposant .
Exemple :
Le plus petit exposant est \(x\), donc on factorise par \(e^{x}\) :
L'intérêt est immédiat : \(e^{x}\) étant toujours strictement positif , le signe de \(B\) est celui de \(\left(e^{x} - 3\right)\) seul.
Résoudre une équation
La fonction exponentielle est strictement croissante, donc deux exponentielles sont égales si et seulement si leurs exposants le sont .
Exemple :
On égalise les exposants, et l'équation redevient du premier degré :
Quand un membre n'est pas une exponentielle
Une équation du type \(e^{u} = k\) n'a de solution que si \(k\) est strictement positif , puisqu'une exponentielle ne prend jamais de valeur négative ni nulle.
Cette équation n'a aucune solution : le réflexe est de vérifier le signe du second membre avant tout calcul.
Résoudre une inéquation
La croissance stricte conserve l'ordre : le sens de l'inégalité ne change pas .
Exemple :
On divise par \(-3\), qui est négatif : l'inégalité change alors de sens .
Le changement de sens vient de la division par un nombre négatif, jamais de l'exponentielle , qui elle conserve l'ordre.
Dériver
Une exponentielle dont l'exposant est affine se dérive en sortant le coefficient de \(t\).
Exemple :
L'exponentielle étant toujours positive, le signe de la dérivée est celui du coefficient sorti : ici négatif, donc \(f\) décroît.