Trois écritures d'un même trinôme - développée, canonique, factorisée - et ce que chacune fait lire.
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Calculer le discriminant et résoudre une équation du second degré
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Factoriser un trinôme à l'aide de ses racines
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Mettre un trinôme sous forme canonique et en déduire le sommet de la parabole
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Dresser le tableau de signes d'un trinôme
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Utiliser la somme et le produit des racines
Un ballon quitte le pied à \(15 \ \text{m/s}\) : sa hauteur monte, se retourne, puis retombe. Elle suit une parabole.
Chercher l'instant où le ballon touche le sol, c'est résoudre \(h(t) = 0\) ; chercher sa hauteur maximale, c'est trouver le sommet.
Le discriminant dit d'avance combien de fois la parabole coupe l'axe : deux fois, une seule, ou jamais.
Une équation du second degré est de la forme :
Résolution par la recherche de racines et factorisation
Les solutions pour \( X \) lesquelles \( P_2(X) = 0 \) sont appelées les racines du polynôme.
Elles permettent d'obtenir une forme factorisée.
Trois cas sont à envisager après calcul du discriminant \( \Delta \) :
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\( \alpha) \) si \(\Delta >0 \): deux racines distinctes \( X_1, \ X_2 \)
$$ X_1 = \frac{- b - \sqrt{\Delta}}{2a} $$$$ X_2 = \frac{- b + \sqrt{\Delta}}{2a} $$
Et \( P_2(X) \) se factorise de la sorte :
$$ P_2(X) = a(X - X_1)(X - X_2) $$
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\( \beta) \) si \( \Delta =0 \) : une racine double \( X_0 \)
$$ X_0 = \frac{- b}{2a} $$
Et \( P_2(X) \) se factorise de la sorte :
$$ P_2(X) = a(X - X_0)^2 $$
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\( \gamma) \) si \(\Delta < 0 \) : aucune racine réelle
Alors \( \sqrt{\Delta} \) n'existe pas dans \(\mathbb{R}\) : l'équation n'a pas de solution, et le polynôme ne se factorise pas.
Il garde alors le signe de \(a\) sur tout \(\mathbb{R}\), sans jamais s'annuler.
La forme canonique
Toute fonction polynôme du second degré s'écrit sous une forme où \(X\) n'apparaît qu'une fois:
Les deux coordonnées se lisent directement, et donnent le sommet de la parabole :
Exemple :
Le sommet est en \((3 \ ; \ -5)\). Comme \(a > 0\), la parabole est tournée vers le haut : \(-5\) est le minimum de la fonction, atteint en \(3\).
C'est cette forme que la démonstration du discriminant fait apparaître : \(\Delta\) n'est rien d'autre que \(-4a\beta\). Un discriminant négatif signifie que \(\beta\) a le signe de \(a\), donc que la parabole ne coupe jamais l'axe.
Le signe du trinôme
Une fois les racines connues, le signe se lit sans calcul : le trinôme est du signe de \(a\) à l'extérieur des racines, et du signe contraire entre elles.
$$ X $$ |
$$ -\infty $$ |
$$ X_1 $$ |
$$ X_2 $$ |
$$ +\infty $$ |
|||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
$$ P_2(X) $$ |
$$ \text{signe de } a $$ |
$$ 0 $$ |
$$ \text{signe de } -a $$ |
$$ 0 $$ |
$$ \text{signe de } a $$ |
||
Les deux autres cas se déduisent de la forme canonique :
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si \(\Delta = 0\), le trinôme est du signe de \(a\) partout, en s'annulant en \(X_0\)
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si \(\Delta < 0\), il est du signe de \(a\) partout, sans jamais s'annuler
Une seule phrase couvre les trois cas : « du signe de \(a\), sauf entre les racines quand il y en a deux ».
Lien entre coefficients et racines
Par ailleurs, on aura aussi dans le cas général ces deux relations entre les coefficients et racines :