Une fonction
Une fonction est une opération qui transforme un nombre \(x\), en une image unique \(f(x)\).
De manière générale, on écrira pour définir une fonction avec comme variable \(x\) :
« une fonction \(f\), qui associe à un antécédent \(x\) une image \(f(x)\) »
Image/antécédent
Les antécédents se situent sur l'axe horizontal \(x\).
Les images se situent sur l'axe vertical \(y\).
Lorsqu'on a qu'une seule courbe sur un graphique, on peut noter l'image générale : \(y = f(x)\).
Ensemble de définition
On désigne par ensemble de définition, toutes les valeurs possibles de \(x\) pour lesquelles la fonction \(f(x)\) pourra exister.
Dans les faits, on préfère s'intéresser aux valeurs pour lesquelles elle n'est pas définie, et retirer ces valeurs interdites de la totalité.
On notera un ensemble de définition \(\mathcal{D}_f\).
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Exemple 1 : une fonction avec une valeur interdite
L'ensemble de définition de la fonction :
$$ f:x \longmapsto \frac{1}{x} $$En mathématiques, il est interdit de diviser par 0, donc la seule contrainte ici sera que \((x \neq 0)\).
Soit l'ensemble de définition suivant :
$$ \mathcal{D}_f = \Bigl ] - \infty \ ; \ 0 \Bigr[ \cup \Bigl ] 0 \ ; \ + \infty \Bigr [ $$Ou plus simplement :
$$ \mathcal{D}_f = \mathbb{R}^* $$ -
Exemple 2 : une fonction avec plusieurs valeurs interdites
L'ensemble de définition de la fonction :
$$ f:x \longmapsto \frac{1}{x} + \sqrt{x} $$Les deux ensembles de définition respectifs des deux fonctions additionnées sont :
$$ \mathcal{D}\left(\frac{1}{x} \right) = \Bigl ] - \infty \ ; \ 0 \Bigr[ \cup \Bigl ] 0 \ ; \ + \infty \Bigr [ $$$$ \mathcal{D}\left(\sqrt{x} \right) = \Bigl [ 0 \ ; \ + \infty \Bigr [ $$Alors, l'ensemble de définition est l'intersection des ensembles de définition:
$$ \mathcal{D}\left(\frac{1}{x} \right) \cap \mathcal{D}\left(\sqrt{x} \right) = \Bigl ] 0 \ ; \ + \infty \Bigr [ $$Cela équivaut à dire que l'ensemble de définition totale est l'ensemble des réels, moins toutes les valeurs interdites qui est l'union des valeurs interdites.
Car en logique :
$$ \text{non}(A \text{ ou } B) = \text{non}(A) \text{ et } \text{non}(B) $$$$ \Bigl(\text{avec} \ (A,\ B) : \text{valeurs interdites} \Bigr) $$
Sens de variations
Soit un intervalle \( I = \bigl[ a,b \bigr] \).
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Fonctions croissantes$$ f \ \text{est strictement croissante sur} \ I \Longleftrightarrow \forall (a,b) \in I^2, \ \Bigl[ \ a < \ ; \ b \Longrightarrow f(a) < f(b) \Bigr] $$
exemple de fonction strictement croissante : \(f(x) = 2x\) Alors, les images seront rangées dans le même ordre que les antécédents.
On aura aussi, mais plus rarement des fonctions croissantes (qui peuvent admettre une stagnation avant de croître à nouveau).
Dans ce cas :
$$ f \ \text{est croissante sur} \ I \Longleftrightarrow \forall (a,b) \in I^2, \ \Bigl[ \ a < \ ; \ b \Longrightarrow f(a) \leqslant f(b) \Bigr] $$ -
Fonctions décroissantes$$ f \ \text{est strictement décroissante sur} \ I \Longleftrightarrow \forall (a,b) \in I^2, \ \Bigl[ \ a < \ ; \ b \Longrightarrow f(a) > f(b) \Bigr] $$
exemple de fonction strictement décroissante : \(f(x) = -2x\) Alors, les images seront rangés dans l'ordre contraire à celui des antécédents.
De la même manière, on pourra envisager des fonctions décroissantes.
$$ f \ \text{est décroissante sur} \ I \Longleftrightarrow \forall (a,b) \in I^2, \ \Bigl[ \ a < \ ; \ b \Longrightarrow f(a) \geqslant f(b) \Bigr] $$ -
Fonction monotone
On dit qu'une fonction est monotone sur un certain intervalle \(I\), si et seulement si elle est soit strictement croissante, soit strictement décroissante sur cet intervalle.
$$ f \ \text{est monotone} \Longleftrightarrow \Bigl[ \bigl( f \ \text{est strictement croissante} \bigr) \ \lor \ \bigl( f \ \text{est strictement décroissante} \bigr) \Bigr] $$ -
Tableau de variations
Pour représenter les variations d'une fonction, on pourra utiliser un tableau comme celui-ci :
Exemple : la fonction carrée
$$ x $$$$ -\infty $$$$ 0 $$$$ +\infty $$$$ f(x) = x^2 $$
$$ 0 $$
variations de la fonction carrée : \(f(x) = x^2\)
la fonction carrée : \(f(x) = x^2\)
Tableau de signes
Le tableau de signes donne le signe de \(f(x)\) selon la valeur de \(x\). Il se lit comme le tableau de variations, mais ses lignes portent des signes et non des flèches.
On le construit en trois temps :
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chercher les valeurs qui annulent la fonction
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les ranger dans l'ordre croissant sur la première ligne
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donner le signe de \(f(x)\) sur chaque intervalle ainsi délimité
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Une fonction affine
Exemple :
$$ f(x) = 2x - 6 $$Elle s'annule pour une seule valeur:
$$ 2x - 6 = 0 \Longleftrightarrow x = 3 $$Comme son coefficient directeur est positif, elle est négative avant \(3\) et positive après.
$$ x $$$$ -\infty $$$$ 3 $$$$ +\infty $$$$ f(x) = 2x - 6 $$$$ - $$$$ 0 $$$$ + $$signes de la fonction affine \(f(x) = 2x - 6\) Le tableau répond alors directement aux deux questions :
$$ f(x) = 0 \Longleftrightarrow x = 3 $$$$ f(x) > 0 \Longleftrightarrow x \in \Bigl] 3 \ ; \ +\infty \Bigr[ $$ -
Un produit de facteurs
C'est là que le tableau devient indispensable: on donne une ligne à chaque facteur, puis on multiplie les signes colonne par colonne.
Exemple :
$$ f(x) = (x + 1)(x - 4) $$Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs l'est: la fonction s'annule donc en \(-1\) et en \(4\).
$$ x $$$$ -\infty $$$$ -1 $$$$ 4 $$$$ +\infty $$$$ x + 1 $$$$ - $$$$ 0 $$$$ + $$$$ x - 4 $$$$ - $$$$ 0 $$$$ + $$$$ f(x) $$$$ + $$$$ 0 $$$$ - $$$$ 0 $$$$ + $$signes du produit \((x + 1)(x - 4)\) La dernière ligne se lit en multipliant les deux précédentes : deux signes contraires donnent un produit négatif.
$$ f(x) > 0 \Longleftrightarrow x \in \Bigl] -\infty \ ; \ -1 \Bigr[ \ \cup \ \Bigl] 4 \ ; \ +\infty \Bigr[ $$
Minimum/maximum
On appelle minimum et maximum d'une fonction \(f\), les points \(m\) et \(M\) tels que :
Parité d'une fonction
Soit une fonction \(f\) et son ensemble de définition \(\mathcal{D}_f\).
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Fonctions paires
Une fonction paire se définit par :
$$ \forall x \in \hspace{0.03em} \mathcal{D}_f, $$$$ f \ \text{est paire} \Longleftrightarrow f(-x) = f(x) $$Toute fonction paire admet une symétrie axiale par rapport à l'axe des ordonnées.
Exemples : \(x^2\), \(x^4\), \(\cos(x)\)...
la fonction carrée : \(f(x) = x^2\)
la fonction cosinus : \(f(x) = \cos(x)\) -
Fonctions impaires
Une fonction impaire se définit par :
$$ \forall x \in \hspace{0.03em} \mathcal{D}_f, $$$$ f \ \text{est impaire} \Longleftrightarrow f(-x) = -f(x) $$Toute fonction impaire admet une symétrie centrale par rapport à l'origine \(O(0 ; 0 )\).
Exemples : \(x^3\), \(x^5\), \(\sin(x)\)...
la fonction cube : \(f(x) = x^3\)
la fonction sinus : \(f(x) = \sin(x)\)
Fonctions périodiques
Une fonction périodique est une fonction qui admet une répétition à l'infini sur son ensemble de définition.
Soit une fonction \(f\) et son ensemble de définition \(\mathcal{D}_f\), ainsi que \(T\) la période.
Une période
Une période est le plus petit intervalle sur lequel la fonction est répétée.
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Exemple 1 : la fonction sinus
la fonction sinus : \(f(x) = \sin(x)\) Cette fonction est \(2\pi\)-périodique.
$$ \forall k \in \hspace{0.03em} \mathbb{Z}, \ \forall x \in \hspace{0.03em} \mathbb{R}, $$$$ \sin(x + 2 k\pi) = \sin(x) $$ -
Exemple 1 : la fonction cosinus
la fonction cosinus : \(f(x) = \cos(x)\) Idem, elle est aussi \(2\pi\)-périodique, mais ne démarre pas du même endroit.
$$ \forall k \in \hspace{0.03em} \mathbb{Z}, \ \forall x \in \hspace{0.03em} \mathbb{R}, $$$$ \cos(x + 2k \pi) = \cos(x) $$