Une lampe torche est posée à \(1 \ \text{m}\) d'un mur, et l'on relève peu à peu son faisceau. La tache de lumière monte le long du mur, de plus en plus vite.
À \(45°\), elle est à \(1 \ \text{m}\) de haut. À \(80°\), à plus de \(5{,}6 \ \text{m}\). À \(90°\), le faisceau longe le mur et ne le touche plus.
La hauteur de la tache, c'est la tangente de l'angle : elle se lit sur une droite posée contre le cercle trigonométrique.
La tangente lue sur le cercle
On se place sur le cercle trigonométrique, de rayon \(1\), et l'on mesure l'angle \(\theta\) au centre dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
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\(\cos(\theta)\) : la valeur lue sur l'axe horizontal, celle du projeté orthogonal du point du cercle;
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\(\sin(\theta)\) : la valeur lue sur l'axe vertical, celle du projeté orthogonal du point du cercle;
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\(\tan(\theta)\) : la valeur lue sur la tangente au cercle au point \((1 \ ; \ 0)\), là où la prolonge le rayon.
Le lien avec le sinus et le cosinus
Le petit triangle de côtés \(\cos(\theta)\) et \(\sin(\theta)\), et le grand triangle de côtés \(1\) et \(\tan(\theta)\), sont emboîtés. Le théorème de Thalès donne:
Ce qui donne la relation, pour tout angle dont le cosinus n'est pas nul :
Quand \(\theta\) approche \(90°\), \(\cos(\theta)\) approche \(0\) : le rayon prolongé devient presque parallèle à la tangente, et \(\tan(\theta)\) grandit sans limite. C'est la tache de lumière qui quitte le mur.