Le logarithme fait descendre l'exposant : il résout les équations où l'inconnue est une puissance.
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Utiliser le logarithme comme réciproque de l'exponentielle
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Transformer le logarithme d'un produit, d'un quotient ou d'une puissance
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Dériver une fonction contenant un logarithme et en déduire ses variations
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Connaître les limites du logarithme et les croissances comparées
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Résoudre une équation ou une inéquation avec exponentielle ou logarithme
Un son dix fois plus intense n'est pas perçu dix fois plus fort : l'oreille compte en décibels, et dix fois plus d'intensité n'ajoute que \(10 \ \text{dB}\).
La même échelle sert aux séismes, à l'acidité d'une solution et au bruit d'un moteur.
Le logarithme transforme les produits en sommes : il ramène des échelles immenses à une règle graduée.
L'exponentielle transforme une somme en produit. Le logarithme fait le chemin inverse, et c'est toute son utilité : il fait descendre l'exposant, là où il devient une inconnue ordinaire.
La réciproque de l'exponentielle
Logarithme népérien
Pour tout réel \(x\) strictement positif, \(\ln(x)\) est l'unique réel dont l'exponentielle vaut \(x\) :
Les deux fonctions se défont donc l'une l'autre :
Deux valeurs à connaître, qui découlent directement de la définition :
Le logarithme n'existe que pour les réels strictement positifs. C'est la première chose à écrire dans tout exercice : l'ensemble de définition, avant le moindre calcul.
L'équation fonctionnelle
Le logarithme d'un produit
Tout le reste s'en déduit :
C'est la troisième formule qui fait tout le travail des problèmes de seuil : elle sort l'inconnue de l'exposant. Sans elle, \(1{,}04^n \geqslant 2\) reste insoluble.
Dérivée et variations
Dérivée du logarithme
Cette dérivée est strictement positive sur \(\bigl]0 \ ; \ +\infty\bigr[\) : la fonction y est strictement croissante.
C'est cette stricte croissance qui autorise à « passer au logarithme » des deux côtés d'une équation ou d'une inéquation, sans en changer le sens.
Et pour une composée, la règle habituelle :
Limites et courbe
La courbe du logarithme est celle de l'exponentielle réfléchie par la droite d'équation \(y = x\) : c'est ce que signifie « réciproque », et les deux limites s'y lisent.
Exponentielle |
Logarithme |
|---|---|
définie sur \(\mathbb{R}\) |
définie sur \(\bigl]0 \ ; \ +\infty\bigr[\) |
valeurs dans \(\bigl]0 \ ; \ +\infty\bigr[\) |
valeurs dans \(\mathbb{R}\) |
passe par \((0 \ ; \ 1)\) |
passe par \((1 \ ; \ 0)\) |
asymptote horizontale en \(-\infty\) |
asymptote verticale en \(0\) |
Croissances comparées
Le logarithme croît, mais moins vite que n'importe quelle puissance. C'est ce que disent ces deux limites, et elles lèvent les indéterminations correspondantes.
Équations et inéquations
L'exponentielle et le logarithme se défont l'une l'autre : on applique celle qui débarrasse l'inconnue de sa position gênante.
L'équation |
On applique |
Condition |
|---|---|---|
\(e^x = a\) |
le logarithme |
\(a > 0\) |
\(\ln(x) = a\) |
l'exponentielle |
aucune |
\(q^n \geqslant a\) |
le logarithme |
attention au signe de \(\ln(q)\) |
Exemple :
Résoudre \(\ln(2x - 6) = 1\).
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l'ensemble de définition d'abord : \(2x - 6 > 0\), soit \(x > 3\)
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on applique l'exponentielle : \(2x - 6 = e\)
Cette valeur est bien supérieure à \(3\) :
La vérification finale n'est pas une politesse : une solution trouvée hors de l'ensemble de définition doit être écartée. C'est ce qui distingue une équation avec logarithme d'une équation ordinaire.