Une suite peut partir à l'infini, se fixer sur un réel ou osciller : ce chapitre apprend à trancher.
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Interpréter une limite infinie ou finie d'une suite
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Calculer une limite par opérations et lever une forme indéterminée
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Déterminer une limite par comparaison ou par le théorème des gendarmes
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Déterminer la limite d'une suite géométrique selon sa raison
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Démontrer la convergence d'une suite monotone et bornée
Une balle rebondit à \(75 \ \%\) de la hauteur précédente. Elle rebondit une infinité de fois, et pourtant la distance totale parcourue est finie.
Chaque rebond est plus petit que le précédent, sans jamais devenir nul.
Une suite peut décroître sans fin sans jamais passer sous zéro : elle converge vers sa limite.
La première a appris à calculer les termes d'une suite. La terminale pose une autre question : où vont-ils, quand le rang grandit sans fin ?
Diverger vers l'infini
Limite infinie
La suite \((u_n)\) tend vers \(+\infty\) si tout intervalle de la forme \(\bigl[A \ ; \ +\infty\bigr[\) contient toutes les valeurs \(u_n\) à partir d'un certain rang.
Aussi grand que soit le seuil \(A\) qu'on se fixe, la suite finit par le dépasser et ne plus redescendre en dessous. La définition pour \(-\infty\) est la même, avec \(\bigl]-\infty \ ; \ A\bigr]\).
Une suite croissante a donc deux avenirs seulement : ou elle est majorée, et elle converge ; ou elle ne l'est pas, et elle tend vers \(+\infty\). Il n'y a pas de troisième cas.
Converger vers un réel
Limite finie
La suite \((u_n)\) converge vers le réel \(\ell\) si tout intervalle ouvert contenant \(\ell\) contient toutes les valeurs \(u_n\) à partir d'un certain rang.
Une suite qui ne converge pas est dite divergente. C'est le cas de celles qui partent à l'infini, mais aussi de \(\bigl((-1)^n\bigr)\), qui oscille entre \(-1\) et \(1\) sans jamais se fixer.
Les limites de référence
Elles se retiennent en deux lignes, et tout le reste s'y ramène.
Opérations sur les limites
Somme, produit et quotient se comportent comme on l'espère, sauf dans quatre cas où le résultat dépend des suites elles-mêmes et non de leurs limites.
Ces quatre écritures sont les formes indéterminées. Elles ne sont pas une réponse : elles signalent qu'il faut transformer l'écriture.
Exemple :
On factorise le terme prépondérant, en haut comme en bas :
Comparaison et gendarmes
Divergence par minoration
Si \(u_n \geqslant v_n\) à partir d'un certain rang et si \((v_n)\) tend vers \(+\infty\), alors \((u_n)\) aussi.
Théorème des gendarmes
Si \(v_n \leqslant u_n \leqslant w_n\) à partir d'un certain rang, et si :
C'est le seul outil pour une suite qui contient \((-1)^n\) ou \(\sin(n)\) : ces expressions n'ont pas de limite, mais elles restent bornées, et l'encadrement suffit à conclure.
La suite géométrique \((q^n)\)
Son comportement ne dépend que de la raison, et se lit dans un seul tableau.
Raison |
\(\lim q^n\) |
|---|---|
\(q > 1\) |
\(+\infty\) |
\(q = 1\) |
\(1\) |
\(-1 < q < 1\) |
\(0\) |
\(q \leqslant -1\) |
pas de limite |
Le théorème de convergence monotone
Convergence monotone
Une suite qui monte sans jamais dépasser un plafond finit par s'installer - et le théorème ne dit pas où :
Ce théorème donne l'existence de la limite, jamais sa valeur. Il ne dit pas non plus que la limite vaut le majorant : une suite croissante majorée par \(10\) peut très bien converger vers \(4\).
C'est précisément ce qui le rend utile : pour une suite définie par récurrence, on sait souvent montrer qu'elle croît et qu'elle est majorée bien avant de savoir calculer sa limite.