Suite récurrente avec suite associée arithmétique
Soit la suite \((u_n)_{n \geqslant 0} \), définie de manière récurrente par :
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Calculer les trois premiers termes la suite \((u_n)\).
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Soit une nouvelle suite \((v_n)_{n \geqslant 0}\) définie en fonction de la précédente :$$ \forall n \geqslant 0, \hspace{2em} v_n = u_n - n^2 $$
Montrer alors que la suite \((v_n)\) est une suite arithmétique, et préciser sa raison \(r\).
Ainsi, en déduire une expression générale pour \((v_n)\).
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Déduire de l'expression de précédemment établie de \((v_n)\), une expression pour \((u_n)\).
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Grâce à son expression générale, déterminer le sens de variations de cette suite.
Suite récurrente avec suite associée géométrique (1)
Soit la suite \((u_n)_{n \geqslant 1} \), définie de manière récurrente par :
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Calculer les trois premiers termes la suite \((u_n)\).
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Soit une nouvelle suite \((v_n)_{n \geqslant 1}\) définie en fonction de la précédente :$$ \forall n \geqslant 1, \hspace{2em} v_n = \frac{u_n}{n} $$
Montrer alors que la suite \((v_n)\) est une suite géométrique, et préciser sa raison \(r\).
Ainsi, en déduire une expression générale pour \((v_n)\).
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Déduire de l'expression de précédemment établie de \((v_n)\), une expression pour \((u_n)\).
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Grâce à son expression générale, déterminer le sens de variations de cette suite.
Suite récurrente avec suite associée géométrique (2)
Soit la suite \((u_n)_{n \geqslant 0} \), définie de manière récurrente par :
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Calculer les trois premiers termes la suite \((u_n)\).
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Soit une nouvelle suite \((v_n)_{n \geqslant 0}\) définie en fonction de la précédente :$$ \forall n \geqslant 0, \hspace{2em} v_n = u_n - n $$
Montrer alors que la suite \((v_n)\) est une suite géométrique, et préciser sa raison \(q\).
Ainsi, en déduire une expression générale pour \((v_n)\).
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Déduire de l'expression de précédemment établie de \((v_n)\), une expression pour \((u_n)\).
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Grâce à son expression générale, déterminer le sens de variations de cette suite.
La seule translation qui marche
Soit la suite \((u_n)_{n \geqslant 0}\), définie de manière récurrente par :
La méthode habituelle consiste à poser \(v_n = u_n + c\) et à choisir \(c\) pour que \((v_n)\) soit géométrique. La question est de savoir combien de valeurs de \(c\) conviennent.
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Calculer \(u_1\), \(u_2\) et \(u_3\).$$ u_1 = 3 - 8 = - 5 \hspace{2em} u_2 = - 15 - 8 = - 23 \hspace{2em} u_3 = - 69 - 8 = - 77 $$
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Pour un réel \(c\) quelconque, on pose \(v_n = u_n + c\). Exprimer \(v_{n+1}\) en fonction de \(v_n\) et de \(c\).
On remplace \(u_n\) par \(v_n - c\) dans la relation de récurrence :
$$ v_{n+1} = u_{n+1} + c = 3 \, u_n - 8 + c = 3 \bigl( v_n - c \bigr) - 8 + c $$$$ v_{n+1} = 3 \, v_n - \bigl( 2c + 8 \bigr) $$ -
En déduire toutes les valeurs de \(c\) pour lesquelles \((v_n)\) est géométrique, puis exprimer \(u_n\).
Si \(2c + 8 = 0\), c'est-à-dire \(c = - 4\), alors \(v_{n+1} = 3 \, v_n\) : la suite est géométrique de raison \(3\).
Réciproquement, supposons \((v_n)\) géométrique de raison \(q\). Alors \(q \, v_n = 3 \, v_n - (2c + 8)\) pour tout \(n\), donc \((3 - q) \, v_n = 2c + 8\) : la suite \((v_n)\) est constante, ou bien \(q = 3\) et \(2c + 8 = 0\).
Le cas constant exigerait \(u_n = v_0 - c\) constante, donc \(u_0\) point fixe : \(3 \, u_0 - 8 = u_0\) donnerait \(u_0 = 4\), alors que \(u_0 = 1\). Il est donc exclu.
$$ c = - 4 \text{, et cette valeur seule} $$Avec \(v_0 = u_0 - 4 = - 3\), il vient \(v_n = - 3 \times 3^{\, n} = - 3^{\, n+1}\) :
$$ u_n = 4 - 3^{\, n+1} \hspace{2em} \text{et} \hspace{2em} \lim\limits_{n \to + \infty} u_n = - \infty $$Vérification : \(u_3 = 4 - 81 = - 77\).
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Déterminer toutes les valeurs de \(c\) pour lesquelles \((u_n + c)\) serait arithmétique, puis tous les couples \((a \ ; \ c)\), avec \(a \neq 0\), pour lesquels \(\bigl( a \, u_n + c \bigr)\) est géométrique.
Pour le cas arithmétique, la différence doit être constante :
$$ v_{n+1} - v_n = u_{n+1} - u_n = 3 \, u_n - 8 - u_n = 2 \, u_n - 8 $$Cette différence ne dépend pas de \(c\) : elle est constante si et seulement si \((u_n)\) l'est, donc si \(u_0 = 4\). Ce n'est pas le cas.
$$ \text{aucune valeur de} \ c \ \text{ne rend la suite arithmétique} $$Pour le cas général, on pose \(t_n = a \, u_n + c\), donc \(u_n = \frac{t_n - c}{a}\) :
$$ t_{n+1} = a \bigl( 3 \, u_n - 8 \bigr) + c = 3 \bigl( t_n - c \bigr) - 8 \, a + c = 3 \, t_n - \bigl( 2c + 8a \bigr) $$Le même raisonnement qu'à la question précédente impose \(2c + 8a = 0\) :
$$ c = - 4 \, a \text{, c'est-à-dire} \ t_n = a \bigl( u_n - 4 \bigr) $$Il n'y a donc pas plusieurs suites auxiliaires : il n'y en a qu'une, \(u_n - 4\), et toutes les autres en sont des multiples. Le nombre \(4\) n'a rien d'arbitraire - c'est le point fixe de \(x \mapsto 3x - 8\), le seul terme initial qui rendrait la suite constante.
Deux plans de remboursement
Un ménage emprunte \(12 \ 000 \ \text{€}\). Chaque mois, la dette augmente de \(0{,}4 \ \%\) d'intérêts, puis le ménage verse une mensualité de \(m\) euros. On note \(c_n\) la dette restante après la \(n\)-ième mensualité, avec \(c_0 = 12 \ 000\).
La banque propose deux plans : \(m = 400\) ou \(m = 300\). Le ménage veut savoir lequel lui coûte le moins.
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Pour \(m = 400\), calculer \(c_1\) et \(c_2\), arrondis au centime.$$ c_1 = 1{,}004 \times 12 \ 000 - 400 = 12 \ 048 - 400 = 11 \ 648 $$$$ c_2 = 1{,}004 \times 11 \ 648 - 400 \approx 11 \ 294{,}59 $$
La première mensualité n'a effacé que \(352 \ \text{€}\) de dette : les \(48\) autres euros ont payé les intérêts.
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Toujours pour \(m = 400\), on pose \(w_n = c_n - 100 \ 000\). Montrer que \((w_n)\) est géométrique, puis exprimer \(c_n\).
Le nombre \(100 \ 000\) est le point fixe : il vérifie \(1{,}004 \, x - 400 = x\), soit \(0{,}004 \, x = 400\).
$$ w_{n+1} = c_{n+1} - 100 \ 000 = 1{,}004 \, c_n - 400 - 100 \ 000 $$$$ w_{n+1} = 1{,}004 \bigl( w_n + 100 \ 000 \bigr) - 100 \ 400 = 1{,}004 \, w_n $$\((w_n)\) est géométrique de raison \(1{,}004\), avec \(w_0 = - 88 \ 000\) :
$$ c_n = 100 \ 000 - 88 \ 000 \times 1{,}004^{\, n} $$ -
Déterminer le mois de la dernière mensualité et le montant total remboursé, pour chacun des deux plans. On donne, pour \(m = 300\), la relation \(c_n = 75 \ 000 - 63 \ 000 \times 1{,}004^{\, n}\).
La dette est éteinte au premier rang où \(c_n\) devient négatif ou nul. Pour \(m = 400\) :
$$ 100 \ 000 - 88 \ 000 \times 1{,}004^{\, n} \leqslant 0 \quad \Longleftrightarrow \quad 1{,}004^{\, n} \geqslant \frac{100}{88} $$$$ n \geqslant \frac{\ln \left( \frac{100}{88} \right)}{\ln(1{,}004)} \approx 32{,}0 $$Au rang \(32\), il reste \(c_{32} \approx 9{,}12 \ \text{€}\) : une trente-troisième mensualité, réduite à \(9{,}16 \ \text{€}\) après intérêts, solde le prêt.
$$ 33 \ \text{mois} \hspace{2em} 32 \times 400 + 9{,}16 \approx 12 \ 809 \ \text{€} $$Pour \(m = 300\), le même calcul donne \(1{,}004^{\, n} \geqslant \frac{75}{63}\), soit \(n \geqslant 43{,}7\).
$$ c_{43} \approx 201{,}70 \ \text{€} \hspace{2em} \text{et la dernière mensualité vaut} \ 202{,}51 \ \text{€} $$$$ 44 \ \text{mois} \hspace{2em} 43 \times 300 + 202{,}51 \approx 13 \ 103 \ \text{€} $$ -
Déterminer toutes les mensualités qui permettent d'éteindre la dette, puis trancher entre les deux plans.
La dette diminue dès la première mensualité si et seulement si \(c_1 < c_0\) :
$$ 1{,}004 \times 12 \ 000 - m < 12 \ 000 \quad \Longleftrightarrow \quad m > 48 $$Et cette condition suffit : si la dette diminue une fois, les intérêts du mois suivant sont plus faibles, donc elle diminue encore, et de plus en plus vite.
$$ m > 48 \ \text{€ par mois} $$En dessous, la mensualité ne couvre même pas les intérêts du premier mois et la dette enfle : c'est le cas limite que décrit le point fixe \(250 \, m\), au-delà duquel la suite part vers \(+ \infty\).
Reste à trancher. Les intérêts payés sont la différence entre le total remboursé et les \(12 \ 000 \ \text{€}\) empruntés :
$$ 809 \ \text{€ en} \ 33 \ \text{mois} \hspace{2em} \text{contre} \hspace{2em} 1 \ 103 \ \text{€ en} \ 44 \ \text{mois} $$$$ \text{le plan à} \ 400 \ \text{€ : } 294 \ \text{€ d'intérêts en moins, et onze mois de moins} $$Ce n'est pourtant pas une recommandation inconditionnelle : les \(100 \ \text{€}\) mensuels d'écart doivent exister dans le budget. Le plan à \(300\) achète de la trésorerie, et son prix est de \(294 \ \text{€}\) - soit environ \(27 \ \text{€}\) par mois de délai gagné.